Couples chrétiens-musulmans, un choix à accompagner


Rencontre du samedi 16 novembre 2019 à Strasbourg.


Nous avons commencé la matinée par un jeu de rôle où un couple chrétien-musulman va voir un prêtre ou un imam pour demander conseil sur des sujets difficiles : le mari doit-il se

convertir s’il veut épouser une musulmane ? Peut-on à la fois baptiser l’enfant et l’élever dans la foi musulmane ? Quel prénom choisir pour son enfant ?


Chacun jouait un rôle en « empruntant » une religion qui n’était pas la sienne. Ainsi, on a bien ri quand de son propre chef une dame âgée musulmane a choisi d’être le prêtre qui reçoit le couple…


Nous avons pu ainsi mieux identifier les enjeux et les blocages, la nécessité d’un

accompagnement pour ne pas rester dans situation de non-dit.

À cette occasion, une femme musulmane, aumônière à l’hôpital, mariée à un chrétien, a

raconté comment elle l’a « un peu poussé » à devenir musulman, ce qu’il a d’ailleurs fait de

bon gré.


Un deuxième thème a concerné les prénoms donnés aux enfants

Choisir un prénom pour son enfant n’est jamais facile, encore moins dans un couple

interreligieux et interculturel ! Il faut que les deux parent (et à travers eux, de façon plus ou

moins non-dite, les deux familles) se mettent d’accord. Car le prénom, c’est un « marqueur » que l’enfant va porter toute sa vie !


Le groupe des organisateurs de la journée avait préparé au préalable une liste de prénoms

(masculins et féminins), avec quelques prénoms inventés ou totalement hors de propos, pour faire réagir.

Nous nous sommes répartis en petits groupes, avec les questions suivantes

1. « Pourquoi je ne choisirai pas ce prénom pour un enfant aujourd’hui ? »

2. « Quels sont les deux prénoms (un féminin et un masculin) de ces listes que je choisirai ? »

3. « Avec les critères religieux des deux religions, quels seraient les deux prénoms les plus

adaptés ? « 


Une participante, chrétienne mariée à un musulman, a expliqué son choix pour leur enfant : un prénom de culture chrétienne, qui précèdera son nom de famille d’origine maghrébine. Il leur semble qu’ainsi l’équilibre entre les deux cultures est sauvegardé.


Après un temps de prière et le repas, nous avons travaillé sur la brochure « Passe-Portes »,

encore à l’état de brouillon, toujours sous la forme de jeux de rôle. Les groupes lisaient la

brochure en se mettant « dans la peau » d’un (ou une) pasteur, d’un imam ou d’un prêtre. Là aussi, nous avons bien ri !

3 vues0 commentaire